
Pendant longtemps, j’ai ressenti que l’expression d’expériences profondément initiatrices et transformatrices pourrait être une lumière pour celles et ceux qui cherchent.
Mais je sentais aussi que ces transmissions ne pouvaient résonner que si elles étaient profondément incarnées, comprises…
comme le fondement d’un lien sincère avec l’être, avec l’état, avec le devenir.
Comme un pont.
Un pont entre le monde extérieur et le monde intérieur.
Entre le visible et l’invisible.
Un pont fait de verre…
qui nous permet de voir le vide en dessous, de voir le flot de l’eau qui coule, sans que cela nous effraie.
Je ne savais pas où déposer tout cela.
Je ne me sentais pas encore digne de partager certaines choses, tant que je ne les avais pas confrontées, comprises, traversées.
Alors j’ai écrit.
Beaucoup écrit.
Dans des cahiers.
Là où j’avais, et où j’ai encore, la possibilité de laisser la place à ce que mon cœur, mon esprit, mon essence souhaitent exprimer.
Ouvrir un cahier et voir ces pages blanches a été l’un des débuts de mes initiations.
Au début, écrire de travers, faire des fautes, ne pas être “juste”… était difficile pour moi.
Très.
Et puis, en revenant sur ces pages, j’ai commencé à voir autre chose.
La beauté de l’imperfection.
Comme des lignes discontinues.
Comme un déséquilibre vivant.
Ce qui était brut s’est transformé, peu à peu, en quelque chose de plus fin, de plus juste.
J’ai compris qu’il fallait bien commencer quelque part.
Par une lettre.
Par un mot.
Puis une phrase…
Jusqu’à laisser émerger un récit.
Une histoire.
Un message.
Et c’est étrange…
Car ce qui paraît “simple” est souvent ce qu’il y a de plus difficile à laisser sortir.
Comme si ces mots, en apparence insignifiants, venaient révéler ce que l’on contourne, consciemment ou non.
Alors peut-être que tout commence là.
Dans ce premier mot.
Dans ce premier pas.
Dans cette ouverture…
que l’on n’attendait pas vraiment, mais qui finit par se dessiner peu à peu.
Et si ce lieu existe aujourd’hui,
c’est peut-être simplement pour ça.
Je m’appelle Meily, bienvenue dans cet espace, sous les étoiles,
Où ce qui cherche à s’exprimer peut, enfin, exister.